Le triangle de la burle - Edicreer
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Les Éditions CRÉER
Salon du livre de Paris
du 13 au 18 mars 2009
Hall T017

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 Suzanne ROBAGLIA
 
Elle est née à Brioude, en Haute-Loire, le 6 juillet 1894 ; fille aînée du colonel Bagès, un brave homme de militaire très savant, très droit, très bon,… et très bougon de manière à cacher une sensibilité qui ne doit pas transparaître chez un soldat. De son père, Suzanne Robaglia tiendra son attention aux êtres et aux choses, cette bonté rousseauiste et universelle, cette curiosité, cet amour des choses bonnes et bien faites, mais aussi la confiance dans l'ordre social, l'énergie, et une certaine volonté de commandement autoritaire. De sa mère, elle gardera l'attrait des valeurs bourgeoises, de l'argentier et des Moustiers, des tables à tric-trac et des coiffeuses marquetées, des conserves au saloir et des reinettes et rambourgs au fruitier, de la confiture de groseilles ou de rhubarbe et des armoires à linge sculptées et à haut fronton, des collections de la « cuisine rustique ».
Son éducation est des plus conventionnelles, une bonne éducation générale et religieuse de façon à savoir écrire et se comporter.
Les dons naturels de l'auteur, sa force de caractère vont se charger de secouer le cours trop bien réglé de cette existence.
A 18 ans, elle réussit à persuader ses parents de la laisser partir à Paris approfondir et développer ses dons évidents pour le dessin et la peinture : elle s'inscrit à l'académie Ranson et suit assidûment les cours de Paul Sérusier, dont elle devient une fervente admiratrice et qui influencera sa peinture.
Suzanne Bagès a épousé à Paris, le 22 avril 1922, Jean Robaglia avocat à la cour de Paris. Courte et dramatique union : Jean est atteint de tuberculose, le couple doit bientôt se retirer à la campagne et s'installe à Colsac. Le mal évolue défavorablement : Jean doit être soigné en maison de santé et meurt le 5 janvier 1928, à l'âge de trente-huit ans. Elle ne se remariera pas. Découragée et épuisée elle se retire à la Gaudie auprès de ses parents : là au moins gîte et couvert lui sont assurés.
Suzanne a un désir secret : celui d'écrire.
Elle écrit des contes, des légendes, des récits et collectionne des médailles, développe jusqu'à la guerre une intense activité créatrice. Elle collabore à plusieurs journaux et à "l'Auvergnat de Paris". Elle écrit un roman "Rabiounel", qui reçoit en 1935 le prix Montyon de l'Académie française. Suzanne Robaglia est chargée de préparer la participation du Cantal à l'exposition internationale de Paris en 1931, où un pavillon est consacré aux productions artisanales.
Dans une quête passionnée des gens simples et des particularismes du terroir, un autre art allait occuper Suzanne plusieurs années durant : la première édition de "Margaridou" paraît en 1935, accompagnée d'une préface élogieuse d'Henri Pourrat.
Puis vint la guerre, elle se retrouve seule, avec de maigres ressources.
Elle continue à écrire des contes, des pièces destinées à la radio - deux seront diffusées par Radio-Genève : la "Tempestaîre" et "La lavandière de minuit" -, ainsi que ses chroniques à Radio-Clermont des nouvelles littéraires du Cantal, et de nouveau deux romans, "Demain il fera jour", qui obtient le prix des Gens de France, et "Campanette".
Suzanne Robaglia s'éteint discrètement dans sa propriété de la Gaudie le 14 août 1968.
Ouvrages
MARGARIDOU
Suzanne ROBAGLIA
Le livre de raison des ménagères auvergnates dont le succès ne se dément pas depuis 1938. La cuisine d'Auvergne racontée comme un roman du terroir.
230 pages, Broché
Sachet d'herbe aux parfums de la cuisine locale servant de marque page
format 175 X 245 X 30 mm
30€ TTCAjouter au panier
RABIOUNEL
Suzanne ROBAGLIA
Le portrait d'un berger de la Planèze décrit avec humour et affection par l'auteur de Margaridou.
252 pages, Broché
31 dessins de Lucien Gire
format 120 X 205 X 14 mm
15€ TTCAjouter au panier
Centre National du Livre