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Les Éditions CRÉER
Salon du livre de Paris
du 13 au 18 mars 2009
Hall T017

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 Le Secret de Florus
 Daniel BLANQUET
 
Pourquoi, dès le XIe siècle, la petite ville de Saint-Flour a-t-elle fait l'objet de tant de visites papales et royales ? Pour répondre à cette question, Pierre commence sa recherche dans les très riches Archives Municipales, où il découvre l'oeuvre des historiens locaux, de Marcellin Boudet, dont il apprécie l'immense travail et l'honnêteté d'historien amateur, à Léon Bélard. Ses lectures terminées, il se livre à un véritable jeu de piste autour et dans la cathédrale, passant d'une chapelle à une autre, étudiant sculptures, vitraux et autres clés de voûte. Au cours de son enquête, sa route va croiser celle d'Odilon de Mercoeur et d'Urbain II, de Charles VII et du consul Pierre Gilet de la Fage, du représentant du peuple Châteauneuf – Randon et de l'abbé Brugier de Rochebrune.
Il finit ainsi par remonter jusqu'au saint fondateur, Florus, dont il découvre le secret, un secret majeur pour l'Église catholique et pour les rois de France et qui dort, depuis des siècles, dans l'austère cathédrale sanfloraine.
caractéristiques techniques
232 pages, Broché collé, couverture souple
format 120 X 200 mm
code EAN 9782848191096
code ISBN 9782848191096
15€ TTCAjouter au panier
Histoire de l'ouvrage
- nouveauté novembre 2009
Extrait
Introduction

« Certainement, tout n'est pas que vanité, mensonge, fragilité dans tous ces objets divers qu'offreà nos regards l'univers. Mais enfin, la défiance est le commencement de la sagesse historique, et il peut être aussi dangereux de confondre le possible, le vraisemblable et le prouvé, que de comparer entre elles des choses dissemblables par essence... »
Ces mots de Marcellin Boudet sont la parfaite expression de l'esprit dans lequel j'ai écrit ce livre. Partant de l'observation d'éléments réels figurant sur les pierres et les vitraux de la cathédrale de Saint-Flour, je me suis permis de leur imaginer une histoire. Dans cette histoire se mêlent des faits et des personnages avérés, réels, authentiques, historiques
et d'autres faits et personnages imaginaires ou légendaires. L'on a coutume de dire, aujourd'hui, que la réalité dépasse souvent la fiction. Je suis ainsi persuadé que l'Histoire dépasse aussi souvent la légende. Surtout quand cette même Histoire se nourrit de la légende pour exister, quand elle la prend pour source. Les témoins des siècles passés ont relaté des faits en les traitant selon leur état d'âme du moment, selon leur opinion et surtout selon leur environnement mystique. Ils ont pu embellir, ils ont pu enlaidir. S'il y a une grande part de vérité dans leurs écrits, il faut laisser une part à l'interprétation, voire à l'imagination, surtout s'ils relatent des faits qu'ils n'ont pas directement vécus.
Un historien comme Marcellin Boudet a fait oeuvre d'honnête homme, voire d'homme honnête. Comment pourrait-il en être autrement de la part d'un magistrat, Président du Tribunal de Saint-Flour ? Je voudrais lui rendre hommage à travers ces modestes lignes. En pénétrant dans les locaux des Archives Municipales, je ne connaissais que son nom, donné à une rue de la périphérie de la ville. J'ai découvert son oeuvre. Colossale. Comment a-t-il fait ? Je reste ébahi devant ce travail. Pour partager mon étonnement, il suffit de consulter un Registre Consulaire. C'est magnifique, la calligraphie est de toute beauté... mais c'est illisible pour le commun des mortels. Marcellin Boudet a déchiffré et traduit tout cela, en a fait des ouvrages de référence qui ont servi ensuite aux écrivains
« modernes » qui ont fait, eux, oeuvre de vulgarisation. J'emploie ce mot sans vouloir être péjoratif. Car, sans eux, sans Douet, Bac ou Chassang, qui aurait connaissance de l'histoire locale ? Ils ont fait oeuvre utile, on ne peut en douter. Si, dans ses recherches, Marcellin Boudet acquiert des certitudes, il l'affirme et il cite ses sources. Mais s'il a des doutes, il le dit et laisse le lecteur faire son propre travail et chercher sa propre vérité. Il faut le souligner : Marcellin Boudet n'impose pas « sa » vérité. Chez lui, il y a la vérité, prouvée et référencée. Sinon, il n'y a que le doute et, s'il émet une hypothèse, il la signale en faisant sa démonstration mais en n'imposant rien. C'est ainsi, entre autres, le cas de l'origine de Florus et du mystère des trois A. Bien d'autres historiens n'ont pas eu et n'ont toujours pas ces scrupules. Cela vient certainement du fait que Marcellin Boudet n'était pas un historien issu des cercles académiques mais un amateur plus qu'éclairé et conscient de ses limites. Des limites suffisamment larges et étendues pour qu'il ait pu nous léguer une oeuvre aussi dense et aussi précise sur notre histoire locale. Je me suis très largement appuyé sur son travail pour effectuer le mien. Il m'a fallu également utiliser d'autres sources car Marcellin Boudet n'a pas traité toutes les époques, se contentant du Moyen Âge. Pour la période révolutionnaire, j'ai découvert Léon Bélard et redécouvert Pierre Chassang. Léon Bélard, outre ses ouvrages, a laissé des conférences sur la Révolution à Saint-Flour, parues dans le journal « Le Démocrate de Saint-Flour-Murat » en 1939 et que l'on retrouve dans son dossier aux Archives Municipales. Si les historiens peuvent savourer les neuf premières conférences dans lesquelles le conférencier fait preuve de rigueur et de précision historiques, j'ai été, quant à moi, attiré par sa dixième et dernière conférence « où il ajoute la fantaisie à la rigueur en nous entraînant dans une étonnante promenade à Saint-Flour sous la Terreur, au temps de Châteauneuf-Randon, au temps du salpêtre et au temps où la tour de la Cathédrale s'abattait en même temps que les remparts ». Quant à Pierre Chassang, je l'avais découvert à travers son ouvrage « Au coeur du vieux Saint-Flour », paru en 1986 et grâce auquel j'ai pris goût à l'histoire locale. Puis j'ai découvert et utilisé son ouvrage sur « Les évêques de Saint-Flour dans leur diocèse sous l'Ancien Régime 1567-1801 » pour lequel il a effectué un gros travail de recherche et de compilation, en s'inspirant certainement du chanoine Chaludet qui a fait le même travail sur la période précédente.
 
06/2010
La maison rurale en Velay et Brivadois
Jean-Pierre MARTY
Centre National du Livre