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Les Éditions CRÉER
Salon du livre de Paris
du 13 au 18 mars 2009
Hall T017

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 Faune & Flore du Massif Central
 Thierry BALLAY
 
Ne bougez plus ! Cette loutre là, pourrait s'enfuir du carton. Cette fleur des prés si fragile, diaphane et arachnéenne, manipulez soigneusement le vélin où elle s'épanouit.
Sa nature prend d'autres expressions, se peuple de teintes épurées, de pétales et pistils, ses roses profonds le disputent à l'ambre, l'émeraude au velouté. Thierry Ballay sait émouvoir à force de s'émouvoir devant ses naturels microcosmes dont il colorie et repeint les élémentaires particules.
Préface
Lunaire, avec des ronds...
Lors de ma première rencontre, Thierry travaillait une bande dessinée. Notre discussion a vogué d'influences en héros, d'envies en affinités. Béotien je me suis laissé porter, l'écoute attentive, polie. En son havre, bureau sous les toits, espace chaleureux, clair, propice au travail artistique, empli d'une limpide sérénité. Mon art "abouti" du dessin limité à "la bouille à Toto", j'admirais son ouvrage. J'appréciais la facilité du coup de patte. Je sus rapidement que ce naturel se nourrit de difficulté et doutes, de labeur avant tout. J'appréhendais alors l'attention fébrile, la complexité du dessin jamais achevé.
Jamais satisfait, il me disait "Tu vois la marmotte ; elle est manquée". Je ne voyais qu'un magnifique dessin. Avec les fleurs : un coup de crayon là, de gomme ici, la main en suspens, le regard critique, la satisfaction de l'ouvrage achevé. Non ! Il revient sur un coin, façonne une ombre, cisèle un reflet. Puis rêveur, marque le temps. Lunaire, avec des ronds, besogne le papier, sans autre dessein que le beau et l'esthétique. Il voyage dans son monde. Imagine-t-il des histoires ? Se souvient-il de sa première lunaire ?
Quels souvenirs ressassent ses pensées ? Puis il revient vers vous avec ce rire sonore, retourne à la préoccupante oeuvre. Mouvement boustrophédon incessant entre ici et la planche. Depuis son aire du "truc", il imagine, ne boude pas l'ouvrage, s'évertue sur une digitale. Julien Gracq, illustrateur devenu, sur chemins escarpés. À la belle saison, marchand de couleurs, il parcourt l'Auvergne dispersant cartes postales, portraits immarcescibles, son alma mater. Ne bougez plus ! Cette loutre là, pourrait s'enfuir du carton. Cette fleur des prés si fragile, diaphane et arachnéenne, manipulez soigneusement le vélin où elle s'épanouit. Sa nature prend d'autres expressions, se peuple de teintes épurées, de pétales et pistils, ses roses profonds le disputent à l'ambre, l'émeraude au velouté. Thierry sait émouvoir à force de s'émouvoir devant ses naturels microcosmes dont il colorie et repeint les élémentaires particules. Doué, que nenni, surdoué simplement, mâtiné de cet exaspérant côté maniaque du talent inassouvi. Ce livre est le meilleur de son art. Ne louez pas son habileté, il vous répondra "ça se voit que c'est pas toi qui dessines". Et puis il reprend son voyage vers l'ailleurs, perd son regard sur l'horizon aubracien... Une blondinette réclame un bisou avant d'aller se coucher. Ses filles, voilà bien aussi ses passions. Ces jeunes pousses dont il dessine le destin à l'aune de ses rêves. Le monde passe à côté de lui sans le voir, le fracas de la modernité l'effleure à peine, en son univers de fleurs et d'odeurs. Je le soupçonne de vouloir dessiner les odeurs : son art serait perfection. Feuilletez ce livre, promenade au pays des merveilles. Comme Alice attrapez votre coeur d'enfant, traversez, entrez dans le monde de Thierry vous en reviendrez pour mieux retourner vous y perdre... Mettez l'objet sur votre table de chevet, à portée, en cas d'urgence. Ouvrez-le au hasard, n'essayez pas de tout savoir, allez simplement à la rencontre du talent dont j'aimerais simplement posséder une infime partie.
Mon péché d'envie.
Paul Plagne
caractéristiques techniques
112 pages, Broché collé, couverture souple
format 170 X 230 mm
code EAN 9782848191065
code ISBN 9782848191065
25€ TTCAjouter au panier
Extrait
Aconit Napel (Aconitum napellus)
Renonculacées
Aconit, casque de Jupiter

Cette grande plante, pouvant atteindre 2 m, est l'une des plus toxiques d'Europe. Toute la plante est toxique et seuls 2 à 4 g de racine peuvent tuer un homme. Il n'existe pas d'antidote à cette toxine qu'est l'aconitine. Durant le XVIe siècle, Mattioli, médecin et botaniste siénois, a semble-t-il longuement testé les effets de cette toxicité sur des condamnés à mort. Mais depuis longtemps, la dangerosité de cette plante était connue puisque Pline la nommait déjà "arsenic végétal". Dans les croyances populaires, cette plante servait à la fabrication d'un onguent dont les sorcières s'enduisaient le corps. Ses propriétés anesthésiantes pouvaient leur donner la sensation de s'envoler pour le sabbat.
Elle est assez courante dans les prairies et les bois humides, jusqu'à une altitude de 1 500 m.


Bergeronnette (Motacilla alba)
Motacillidés
Bergerette


Ce passereau, de la famille des pipits est facilement reconnaissable grâce à ses forts contrastes. La calotte et la bavette noires sont aussi des éléments aisément identifiables. Sa longue queue qu'elle agite assez nerveusement lui a valu le surnom de hochequeue. Insectivore, comme la forme de son bec en témoigne, elle demeure volontiers auprès des ruisseaux et niche sur les berges, sous les ponts ou encore dans des cavités de murs.
Sa dénomination serait liée à son habitude de suivre les semeurs ou bien les troupeaux dans les pâturages.

Chamois (Rupicapra rupicapra)
Bovidés, Caprinés


Cette espèce est à différencier de celle des Pyrénées (Rupicapra pyrenaïca), plus communément appelée isard. Dès le plus jeune âge, (environ 2 mois) mâles et femelles portent des cornes qui se recourbent vers l'arrière durant la croissance. Cabris, éterles, éterlous et jeunes femelles forment des hardes guidées par de vieilles femelles stériles (bréhaignes). Extrêmement habile dans de fortes pentes rocheuses, le chamois affectionne aussi les forêts de montagne, parfois jusqu'à basse altitude (500 à 600 m).
L'altitude lui est indifférente si le terrain est suffisamment escarpé pour lui permettre la fuite. Depuis le 18 avril 1978, date de l'introduction de trois chamois sur le massif du Cantal, les zones d'occupation et d'observation se sont étendues au massif du Sancy, à la chaîne des puys, au Forez. Le chamois qui, durant la dernière glaciation würmienne, devait occuper des zones de basse altitude est parfaitement adapté aux zones plus montagnardes. La mue d'automne, pelage épais et sombre, la souplesse de ses sabots muni d'une palmure interdigitale lui permettent de parfaitement résister au froid et d'accéder à des terrains difficiles. Eté comme hiver, le chamois préfère les expositions fraîches afin d'éviter de trop grandes pertes en eau. Il boit peu et trouve l'eau nécessaire à son métabolisme dans les plantes dont ils se nourrit et dans la neige.
 
06/2010
La maison rurale en Velay et Brivadois
Jean-Pierre MARTY
Centre National du Livre