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Les Éditions CRÉER
Salon du livre de Paris
du 13 au 18 mars 2009
Hall T017

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 MARGARIDOU
Journal et recettes d'une cuisinière au pays d'Auvergne
 Suzanne ROBAGLIA
 
La cuisine de la région d'Auvergne racontée. Les recettes, toutes délicieuses, sont à l'image de la cuisine française variée et équilibrée. C'est beaucoup plus qu'un livre de cuisine, c'est un reflet de l'Auvergne profonde qui allie la rudesse et la finesse à travers des mots simples et précis. De très nombreuses recettes ont été essayées par les frères TROISGROS de Roanne et sont annotées par leurs soins. De même Régis MARCON de l'Auberge des Cimes à SAINT-BONNET-LE-FROID a, grâce à MARGARIDOU et à sa recette du CARRÉ DE VEAU, gagné le BOCUSE D'OR 1996.
Préface
Réconciliation avec la cuisine

Il est permis de n'avoir pas beaucoup de goût pour les livres de cuisine. Les Grecs avaient un beau proverbe : "Hors le temple et le sacrifice, ne montrez pas les intestins". En tout ordre de choses, les apprêts ont toujours je ne sais quoi d'un peu répugnant, d'un peu risible. Même et surtout s'il s'agit d'art.
Sans doute, rien de bien ne se fait au hasard.
Il y a beaucoup de chances pour qu'une ouvre ne vaille rien, si elle n'a coûté beaucoup de peine. Seulement, si elle laisse voir cette peine, elle semble marquée d'une dérision. En cuisine, c'est pis. Un plat bien préparé peut être un régal. Mais la préparation, voilà qui donne le sentiment que tout se paie trop cher. Des gens que la vie n'appelle pas spécialement à des travaux culinaires peuvent-ils lire des recettes de cuisine sans être agacés? On le dit. On dit même que beaucoup de littérateurs se plaisent à parler cuisine. J'aime mieux Barbey d'Aurevilly se levant brusquement et quittant une tablée de confrères où depuis le hors-d'ouvre le propos roulait sur l'art de bien cuisiner et de bien manger. "Je sors, dit-il. À vous entendre, je sens ma tête se changer en une tête de veau et le persil me pousser dans les narines". Mais s'il lisait le manuscrit que j'ai entre les mains, peut-être Barbey d'Aurevilly changerait-il de sentiment. Il prendrait celui de cette grand-mère qui déclare à sa petite fille que dans une maison où il n'y a pas de manche à gigot, il n'y a pas non plus de draps pour les lits, ni de pain pour les pauvres.
- "Vois-tu, petite, le tort vient des salles à manger où le monde s'enferme. Si tu deviens jamais une dame riche, vis dans ta cuisine un bon bout de temps. Tes enfants auront la santé et ton mari du bien, c'est moi qui te le dis. Et les gens qui n'aiment pas l'odeur de la cuisine! Ces gens-là, petite, ils iront respirer celle des cliniques, qui lève le cour".
Voilà parler selon sagesse. Le cahier où je lis ces lignes est peut-être un livre de cuisine, mais il est aussi autre chose : une défense et illustration, toute riante, toute bon fleurante et vivante de ce qui, grâce à l'auteur, reprend figure d'un art régional.
...

Henri Pourrat
caractéristiques techniques
230 pages, Broché collé, couverture souple
Sachet d'herbe aux parfums de la cuisine locale servant de marque page
format 175 X 245 X 30 mm
code EAN 9782909797878
code ISBN 2-909797-87-2
30€ TTCAjouter au panier
Histoire de l'ouvrage
- C'est le premier ouvrage qui a été édité par les éditions Créer en 1976.
- Depuis c'est toujours une référence en matière de cuisine et sa douzième réédition (4ème trimestre 2002) montre son succès auprès du public
Extrait
Sauce enragée

Faire roussir une poignée de tranches d'oignons, y mélanger deux cuillerées de farine que l'on fait également brunir, mouiller avec du cognac et de la marinade en parties égales, piler de l'ail et des échalotes de façon à avoir deux cuillerées de pâte que l'on met crue dans la sauce et que l'on fait chauffer mais non bouillir.
On glace le carré (de porc) avec une partie de cette sauce, on met l'autre en saucière et l'on sert, bouillant.
Après, tout est fade, il faut que votre plat froid soit glacé pour que votre repas ne soit pas manqué.
De même façon, traitez un fort gigot de mouton, ce sera du « chevreuil » si le mot vous amuse, mais sûrement de la venaison.
Ne le faites alors mariner que cinq jours et servez-le à la sauce au « Loup » ou à la
sauce « enragée ».
 
06/2010
La maison rurale en Velay et Brivadois
Jean-Pierre MARTY
Centre National du Livre