Le monde merveilleux de Marie Quinton

Éditions CRÉER

« La Belle Meunière » fut dans sa jeunesse la célébrissime confidente du Général Boulanger, « L’Empereur des amoureux » et de sa maîtresse la Vicomtesse de Bonnemains, « La Dame aux œillets rouges ».

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Description

Auteur : Bernard BOUCHEIX

BABELIO AVIS DES LECTEURS

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« La Belle Meunière » fut dans sa jeunesse la célébrissime confidente du Général Boulanger, « L’Empereur des amoureux » et de sa maîtresse la Vicomtesse de Bonnemains, « La Dame aux œillets rouges ». Elle accueillit ces deux amants illustres et devint la sœur douairière, gardienne de leur amour qui allait changer le cours de l’Histoire de France et la vie de « La Marie Quinton ». 

« La Veuve Quinton » publia, peu de temps après, un livre best-seller de « Souvenirs Vécus ». Mythe vivant, devenue l’Auvergnate la plus connue au monde, elle fut immortalisée dans son costume rutilant et sa coiffe étincelante. Fortune faite, elle suivra sa riche clientèle d’hivernants dans ses différents établissements, de l’Auvergne à la Côte-d’Azur en passant par Paris. Ambassadrice d’Auvergne et de la gastronomie française, vous allez découvrir le monde merveilleux de 
« La Mère Quinton ».

 

Bernard Boucheix a reçu le prix Histoire 2018 du Cercle Littéraire et Artistique Catherine De Médicis pour l'ensemble de son oeuvre sur Marie Quinton.

 

PROLOGUE EXTRAIT

Connaître Marie Quinton (1854-1933), c’est avant tout comprendre l’univers dans lequel elle a baigné. J’ai souhaité dédier ce livre à notre célèbre écrivain Auvergnat : Jean Anglade. Il est né en 1915 à Escoutoux, près de Thiers et fait partie de ces derniers grands personnages régionalistes. Comme lui, « La Veuve Quinton » a bien connu, cette Auvergne où le patois régnait en maître ! C’est de ce « pays » tant aimé, au pied de nos volcans de la Chaîne des Puys, que je vous écris ce livre. Que ma modeste contribution soit une pierre supplémentaire apportée à l’édifice de la gastronomie auvergnate et à l’art de vivre à la Française. Comparée à la vie rude de ses compatriotes, on peut dire que « La Belle Meunière de La Belle Époque » ou que « La Mère Quinton des Années Folles » a vécu, en grande partie, dans un monde merveilleux. Même si, comme tout un chacun, la roue tourne, offrant son cortège d’instants douloureux, certaines vies étant plus faciles que d’autres… « Mieux vaut être malheureux riche que malheureux pauvre », surtout à son époque. 

Le bonheur ne se décrète pas, on contribue seulement à son installation. La chance, c’est le hasard qui ne se représentera pas, il suffit de la saisir. Lorsque la porte s’ouvre, certains ont l’instinct d’y mettre le pied pour s’y engouffrer. Grâce à l’apogée du thermalisme, Mme Quinton a su faire fructifier cette opportunité pour quitter sa misère. Elle saura également saisir la chance qu’elle eut de connaître l’intimité du général Boulanger et de sa maîtresse, la vicomtesse de Bonnemains, au point de devenir leur confidente. Par la suite, elle saura en tirer profit, propulsant sa notoriété sur le plan international. Mais, peut-être, s’est-elle laissée tout simplement porter par le succès grandissant de sa célébrité ? Dans tous les cas, son sens des affaires a fait le reste. « La Mère Quinton » a vécu jusqu’à la fin de ses jours dans cette bourgeoisie de province au service des grands de ce monde. Je vais donc vous présenter le contexte économique et politique qui escorta l’existence, non seulement, de l’Auvergnate la plus connue au monde, mais surtout, de l’aubergiste française qui fut la plus célèbre en son temps. L’immensité de sa notoriété se dévoila lors de sa consécration à l’Exposition Universelle de Paris en 1900 qui fit d’elle un personnage aux multiples facettes, tant particulier que singulier, en tout cas, haut en couleur. Le travail a représenté pour elle la quintessence de ses journées laborieuses. Point de répit jusqu’à son dernier jour. Gloire à cette femme d’exception dont la modestie exemplaire a traversé le siècle. 

Bien des points communs me rattachent à ce personnage. Ayant passé mon enfance dans sa dernière villa, « La Villa Marie Quinton », je suis imprégné de cette meunière légendaire, comme un fils spirituel. Ce n’est pas un hasard si notre chère vallée de Royat marque à jamais notre enfance. Aimant particulièrement l’architecture des stations thermales et balnéaires, je suis sensible au monde des hivernants qui fit les beaux jours de « La Veuve Quinton ». Ma formation à l’École Hôtelière de Chamalières m’a permis de parfaire la connaissance de ce monde à part entière dans lequel la gastronomie a représenté l’une des grandes traditions familiales de la « Maison Boucheix », du temps de « La Marie Quinton ». 

Le contexte politique où la petite Marie vit le jour est marqué, tout d’abord, par l’Empereur Napoléon III puis, par les quatorze présidents de la IIIe République qui se sont succédé en France. Ceci est loin d’être étranger à l’environnement dans lequel a évolué « La Mère Quinton », période trouble de l’Histoire qui conduira à l’irrésistible avènement du général Boulanger.

L’Auvergne berça l’enfance de notre petite Marie. La vallée de Royat, haut lieu du romantisme français, offrait alors une nature luxuriante. Dans cet écrin naturel, notre jolie meunière allait voir sa vallée évoluer et se transformer en une grande station thermale, de grande renommée : Royat-les-Bains. Par chance, il y a deux cents ans, les premiers artistes allaient immortaliser son moulin familial. 

Nous découvrirons aussi la vraie vie de cette Auvergnate où le patois était la langue principale. Cette femme d’affaires, qui n’a jamais eu le droit de vote, se fit une place dans ce monde d’hommes. Elle n’en resta pas moins influencée par son époque et par le contexte politique et économique dans la façon qu’elle eut de régner sur ses affaires. 

Notre jolie meunière a traversé trois grandes périodes culturelles. Née sous « Le Second Empire », Marie fut une célébrité à « La Belle Époque » et une légende pendant « Les Années Folles ». Entre-temps, notre Auvergnate mythique aura traversé deux guerres et bien des tentatives de coups d’État. « Le monde merveilleux de Marie Quinton » vous fera grâce des souffrances endurées : au cours d’une vie plus ou moins laborieuse, selon son lieu de naissance et son statut social, nous n’avons pas tous la même chance dans l’existence. La vie apporte son cortège de désillusions voire de souffrances mais elle est aussi source de joies et de bonheurs intenses. En ce qui concerne « La Veuve Quinton », malgré les vicissitudes de l’Histoire, elle aura connu une belle vie, comparé à ses contemporains, non pas sur le même mode de « La Veuve Joyeuse » mais plutôt sur celui de « La Veuve Clicquot », femme d’affaires avant tout. Ainsi se déroulera ce récit, dans cette conjoncture d’intrigues politiques, dans « un monde merveilleux » qui fit éclore la notoriété internationale de notre petite Marie. 
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Caractéristiques

  • Auteur : Bernard Boucheix
  • Format 21 x 29,7 cm, épaisseur 11 mm
  • 172 pages
  • Poids 554g
  • Couverture souple sans rabats
  • Illustré de documents anciens, cartes postales, photos couleur et noir et banc
  • Contient une bibliographie, une table, un tableau généalogique

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