PRIX EN BAISSE initialement à 45 € ce titre est proposé à 29 €
Auteur : Jean-Pierre Henri AZÉMA
BABELIO AVIS DES LECTEURS
Les moulins ont toujours été au cœur de la tradition française, symbolisant à la fois l’ingéniosité humaine et la capacité à s’adapter à un environnement changeant. Dans le livre Moulins du Cuir et de la Peau, vous êtes invités à un voyage à travers les siècles, en découvrant comment ces structures fascinantes ont évolué, s’adaptant aux besoins croissants des sociétés au fil du temps. Chaque moulin raconte une histoire unique, ancrée dans le paysage culturel et historique de la France.
L’un des aspects les plus captivants de ce livre réside dans sa présentation visuelle. Chaque page vous plonge dans l’époque des moulins avec des photographies d’époque détaillées, révélant les subtilités de l'architecture et les astuces techniques employées par nos ancêtres. Vous ne verrez pas seulement l'aspect esthétique de ces structures anciennes, mais vous découvrirez également leurs mécanismes internes et leur fonction au quotidien.
Avec une approche scientifique et méthodique, l'auteur nous guide à travers les découvertes archéologiques et les études historiques qui éclairent le fonctionnement de ces moulins. Vous apprendrez comment les rivières se sont révélées être des ressources inestimables pour ces machines, fournissant une énergie constante et fiable nécessaire à la production de farine et d'autres produits (ici le traitement du Cuir et de la Peau).
Ce livre va au-delà des simples faits techniques et historiques. Il met également en lumière l’impact social et économique des moulins sur les communautés locales. Les moulins étaient souvent des centres de vie, où se retrouvaient les habitants pour échanger, travailler et parfois même célébrer des événements locaux. Leur rôle ne se limitait pas à la production ; ils étaient des piliers de leurs communautés respectives.
L’auteur Jean-Pierre Henri Azéma, doté d’une grande expertise et d’une passion manifeste pour le sujet, a consacré de nombreuses années à rechercher minutieusement les détails historiques et techniques des moulins. Son travail offre une nouvelle perspective sur la manière dont ces structures ont contribué non seulement à l’économie locale, mais aussi à la société française dans son ensemble. L'engagement de l'auteur se traduit par une prose vivante et riche, captivant l'intérêt du lecteur à chaque page tournée.
Un autre point saillant de ce livre est la manière dont il illustre l’évolution des techniques de constructions des moulins au fil des générations. Chaque changement ou amélioration technologique est expliqué en détail, offrant au lecteur une compréhension approfondie de l’innovation et des progrès qui ont façonné ces bâtiments incroyables au cours des siècles. C’est un témoignage vibrant de la capacité humaine à évoluer et à progresser.
A travers le livre, les nombreux défis rencontrés par les constructeurs de moulins sont également explorés. Les menaces naturelles, telles que les crues et les sécheresses, ainsi que les évolutions industrielles qui ont menacé l’existence même de ces structures, sont discutées avec une précision remarquable. Ces récits de défis et de résilience ajoutent une profondeur émotionnelle au texte, rendant hommage à la ténacité et à l’innovation de ceux qui ont œuvré pour préserver ces bastions de l’histoire.
Enfin, pour le passionné d’histoire, d’architecture, ou simplement de culture, Moulins du Cuir et de la Peau offre un trésor d’informations et de perspectives. Ce livre invite à l'exploration, à la réflexion et surtout à l’appréciation de ce qui a fait de ces moulins un élément essentiel du patrimoine français. En tournant chaque page, vous vous immergez dans une époque révolue, riche en défis et en triomphes, qui résonne encore aujourd’hui dans les paysages de la France moderne.
4e de couverture
Après huit ouvrages parus dans la collection « Métiers, techniques et artisans », étudiant l'archéologie industrielle, et abordant par des entretiens ethnologiques des récits de vie et des tours de mains ou des savoirs appelés à disparaître inexorablement, voici les « Moulins du cuir et de la peau » qui accorde d'abord une place particulière à la production des écorces qui, après broyage dans un moulin, donnent cette matière naturelle et fragile, le tan. Sont ensuite traitées les usines d'extrait tannant de châtaignier qui ont aussi apporté nouveauté et modernité dans les pratiques de ce vieux métier.
Enfin, l'ouvrage aborde la question des moulins à chamoiser, spécialisés dans le foulages des peaux, tannées avec de l'huile de poisson. « Moulins du cuir et de la peau » présente la première synthèse consacrée à ces industries oubliées, où des ouvriers ont sans relâche œuvré pour donner des produits de qualité, presque éternels. Cuirs et peaux ne sont pas des termes équivalents. Tout un chacun n'emploie-t-il pas quotidiennement ces deux mots, l'un pour l'autre, sans pouvoir les différencier ?
Aussi « Moulins du cuir et de la peau » s'est-il donné pour ambition d'expliquer la nature et les différences de ces deux matières, nobles, merveilleuses, irremplaçables. Ce livre révèle, de manière originale, sous un jour nouveau, les cuirs et peaux à travers les moulins et les hommes qui les ont fidèlement servis, avant la révolution du tannage minéral au chrome.
Extraits du sommaire de l'ouvrage
1 - Les écorces : matière première méconnue des moulins à tan
2 - Le moulin à tan : de l'écorce à la tannerie
Les moulins à tan en France : ancienneté et organisation
Organisation et architecture
De l'écorce au tan : les mécanismes de broyage
L'utilisation du tan : son impact sur l'environnement
La vie quotidienne au moulin
Tannage à la fosse et tannerie
3 - L'usine d'extrait tannant de châtaignier
Le bois de châtaignier : une matière tannante
Impact de l'activité sur la châtaigneraie
4 - Le moulin à chamoiser
Le travail de chamoiseur
Le foulage des "cuirs verts" (peaux)
Chapitre 1
LES ÉCORCES : MATIÈRE PREMIÈRE MÉCONNUE DES MOULINS À TAN
Les écorces
Le moulin à tan doit son existence aux matières végétales tannantes, qu'il doit réduire en poudre, les écorces de chêne. Le produit rendu, le tan, est un agent chimique naturel, prêt à l'emploi pour le tanneur. En 1878, Bernardin avait recensé 350 matières tannantes végétales (...), localisées dans les écorces, les feuilles, les excroissances, les fruits, les bulbes, les racines, les sucs de plantes. En France, pendant des siècles, l'écorce de chêne fut la principale matière tannante végétale utilisée. Salaman, dans son Dictionary of leather-working tools (...), précise que « le tannage végétal apparut au néolithique 8000 à 10000 ans » avant notre ère, et le tannage à l'alun était connu des égyptiens, il y a 6000 ans de cela.
Vouloir comprendre le moulin à tan, sans connaître ce qu'il est amené à transformer, serait un non-sens. Aussi nous est-il apparu nécessaire de consacrer la première partie de cet ouvrage à cette matière première méconnue. Pour cela faudra-t-il apporter une réponse aux questions suivantes : Quels types d'écorces trouve-t-on en France ? Quelle était l'écorce la plus utilisée ? Quelles techniques employait-on pour produire l'écorce la plus utilisée ? Quelles furent les autres écorces employées par les tanneurs français ? Comment s'organisait le marché des écorces ? Comment ce marché s'adapta-t-il aux pénuries qui ont marqué la période moderne ? Quelles furent les les répercussions de l'évolution des moyens de transport sur la gestion des écorces par les tanneurs ? Enfin comment fut organisé le marché des écorces durant la deuxième Guerre Mondiale ?