Auteurs : Georges BARTHOMEUF et Roger ROUZAIRE
Édition originale du 20 juin 1984 - série courante
Éditions WATEL
4e de couverture
A l'heure où la bûche tisonne, quatre mots surgis du cercle de veillée ont suffi : Le vieux Cendrou, se trouve brutalement ramené quelque cinquante ans en arrière. Toute une longue nuit d'hiver à se ressouvenir...
Les Barthes ! un hectare de bonne terre au-dessus de la profonde vallée, la fierté des trois Magaud de Valadine : Canaille, le patriarche, fort en gueule ; la Vieille, pauvre chose effacée ; Cendrou, le fils, amoureux de la jolie Marthe... Une famille ordinaire... Une vie sans histoire qui rythme ses saisons sur des parfums de foin sec et d'étables chaudes...
1880... Voilà que ces fous du chemin de fer se sont mis en tête de construire un viaduc par-dessus la rivière, un viaduc gigantesque de plus de 120 mètres de haut et qui s'arrimera là, en plein milieu des Barthes, attisant jusqu'au drame querelles d'intérêt et peines d'amour, pour faire de ces gens simples des "MAUDITS DU VIADUC".
Ceux du village, ceux du chantier ; les Rouges, les BlaF1cs ; Compagnons vertueux, Italiens coureurs de jupons... rien de manichéen pourtant dans l'affrontement de ces camps qui se font ou se défont au gré des circonstances ...
En toile de fond, les paysages de Haute Auvergne, et, omniprésent, GARABIT, ce viaduc qu'Eiffel et Boyer lancèrent, il y a cent ans, au-dessus de la Truyère.
Argumentaire
Haute-Auvergne, 1880. Alors que la famille Magaud mène une vie sans histoire aux Barthes, au-dessus de la vallée de la Truyère, des « fous du chemin de fer » entreprennent de construire un pont de plus de 120 mètres de haut — le futur viaduc de Garabit, chef-d'œuvre de Gustave Eiffel et Léon Boyer. Expropriations, arrivée des ouvriers du chantier, jalousies et peines d'amour : la vie de ces gens simples bascule jusqu'au drame.
Les auteurs, instituteurs cantaliens, dépeignent avec authenticité le choc entre le monde paysan et la révolution industrielle, sur fond de paysages de Haute-Auvergne.