Auteur :Jean-Pierre Henri AZÉMA
4e de couverture
Le Rhône nourricier
Valence à Beaucaire
Pêcheurs et moulins à pêcher le poisson
Ce livre est une première européenne, fruit de 8 ans de recherche auprès des derniers pêcheurs d’aloses.
Pratiquée depuis au moins 1841, activité emblématique de la basse vallée du Rhône entre Valence et Beaucaire, la pêche des aloses et autres poissons migrateurs, au moyen de vire-vires ou vire-soulets (moulins à pêcher le poisson), disparus partiellement en 1952, et définitivement 1975. Rendue impossible suite aux travaux de canalisation du Rhône entrepris par la Compagnie Nationale du Rhône, elle cessa brutalement. En 2015 cette histoire était au bord de l’oubli. Le monde scientifique l’avait négligée. Activité économique singulière, atomisée le long du fleuve, la mémoire des derniers pêcheurs professionnels et témoins historiques, allait disparaître. En 2017, le travail d’équipe initié par l’auteur a vite été relayé par les associations de culture, et de promotion de la langue occitane. Elles ont réalisé un indispensable et impressionnant travail de terrain, pour identifier plus de 60 personnes ayant le souvenir de cette activité. La deuxième source importante d’informations résulta de l’analyse du corpus de photos anciennes collectées auprès des familles concernées. Pratiquée par des paysans ou des artisans, cette pêche était vitale pour les populations rurales et urbaines pauvres. Elle leur permettait de se nourrir à bon marché avec du poisson local. Le nombre de machines en action se situait entre 50 et 60. Appartenant à la famille des moulins bateaux ils étaient équipés d’une étonnante roue hydraulique, unique au monde, au profil elliptique. Le fonctionnement de cette machine fut très contrôlé par l’administration. Durant 70 ans, un guerre réglementaire, et de communication, les opposa aux pêcheurs à la ligne. Amputés de leurs fonctions principales, vire-vires et vire-soulets continuèrent difficilement leur œuvre, et à nourrir les populations locales. Les riverains appréciaient ces machines et venaient s’y retrouver pour organiser des repas et des fêtes religieuses ou profanes. La mémoire matérielle de cette activité est très résiduelle. Seuls restent ; quelques œuvres d’art, de rares maquettes et un seul moulin à pêcher en béton, sauvé de la destruction et restauré. Ailleurs dans le monde, il exista aussi des moulins à pêcher le poisson, en Italie, au Portugal, au Japon, où une machine est active. Aujourd’hui, c’est surtout aux Etats-Unis d’Amérique que l’on continue d’utiliser ces moulins flottants. En Alaska, chaque été, des centaines de « Fish wheels » pêchent le saumon sauvage, sans le blesser. Cet ouvrage est richement illustré de photos anciennes, de dessins, cartes et graphiques, tous en couleur.
Argumentaire
1. Un patrimoine méconnu, une histoire à préserver
- Première européenne : Ce livre est le résultat de 8 ans de recherche auprès des derniers pêcheurs d’aloses, une activité emblématique de la basse vallée du Rhône, aujourd’hui disparue.
- Sauvetage d’une mémoire collective : En 2015, cette histoire était sur le point de tomber dans l’oubli. Grâce à un travail d’équipe et à la mobilisation des associations locales, plus de 60 témoignages ont été recueillis, et un corpus unique de photos anciennes a été analysé.
- Un héritage technique unique : Les vire-vires et vire-soulets, équipés de roues hydrauliques elliptiques, étaient des machines ingénieuses, aujourd’hui presque effacées. Ce livre en restitue le fonctionnement et l’importance sociale.
2. Une plongée dans l’histoire sociale et économique du Rhône
- Une activité vitale : Pendant plus d’un siècle, cette pêche a permis aux populations rurales et urbaines pauvres de se nourrir à moindre coût avec du poisson local.
- Un conflit historique : Pendant 70 ans, les pêcheurs professionnels ont été en lutte avec les pêcheurs à la ligne et l’administration, dans une guerre réglementaire et médiatique qui a marqué l’histoire locale.
- Un lieu de vie et de convivialité : Les moulins à poisson étaient aussi des espaces de rencontre, où les riverains organisaient des repas et des fêtes, religieuses ou profanes.
3. Un livre richement illustré, accessible et captivant
- Un voyage visuel : Photos anciennes, dessins, cartes et graphiques en couleur permettent de revivre cette époque et de comprendre le fonctionnement de ces machines exceptionnelles.
- Un récit vivant : À travers les témoignages des derniers acteurs et les archives, l’auteur restitue une aventure humaine et technique, entre tradition et modernité.
- Un pont entre passé et présent : En comparant ces moulins à ceux encore utilisés aujourd’hui (comme les Fish wheels en Alaska), le livre montre comment une tradition peut survivre et s’adapter.
4. Un auteur expert et reconnu
- Jean-Pierre Henri Azéma est docteur en géographie, spécialiste international du patrimoine industriel et des moulins, et auteur de 15 ouvrages. Son expertise et sa passion pour l’histoire des rivières et de l’énergie garantissent un travail rigoureux et captivant.
- Un engagement associatif : Ce projet a été mené en collaboration avec des associations de culture et de promotion de la langue occitane, ce qui en fait un ouvrage ancré dans son territoire.
5. Pourquoi lire ce livre ?
- Pour découvrir une page méconnue de l’histoire du Rhône et comprendre comment une activité économique a façonné la vie des populations locales.
- Pour s’immerger dans un univers technique et humain à travers des récits, des images et des archives inédites.
- Pour réfléchir sur la disparition des savoir-faire traditionnels et leur possible renaissance, comme le montrent les exemples contemporains aux États-Unis.
- Pour soutenir la préservation d’un patrimoine industriel et culturel unique en Europe.
Public cible :
- Les amoureux du Rhône et de son histoire.
- Les passionnés de patrimoine industriel et d’ethnologie.
- Les curieux d’histoires locales et de traditions oubliées.
- Les enseignants, chercheurs et étudiants en géographie, histoire ou sciences sociales.
Ce livre est bien plus qu’un ouvrage historique : c’est un hommage à la résilience des communautés locales et une invitation à redécouvrir un patrimoine qui a nourri, au sens propre comme au figuré, toute une région.