Auteur : André Touret
BABELIO AVIS DES LECTEURS
VERSION NUMÉRIQUE DISPONIBLE
Découvrez la fascinante histoire de Marx Dormoy dans une biographie qui révèle des détails inédits et saisissants de sa vie politique tumultueuse. André Touret, auteur reconnu, nous livre un récit captivant, documenté et riche en anecdotes. À travers ces pages, vous plongerez dans l'univers de l'entre-deux guerres où Dormoy joua un rôle crucial. Ce livre est indispensable pour tous les passionnés d'histoire.
La vie de Marx Dormoy est une véritable épopée, allant des bancs de l'école primaire à un engagement politique inébranlable. Mr Touret dresse un portrait nuancé et approfondi de cet homme peu commun. Grâce à des recherches minutieuses et une écriture dynamique, l'auteur parvient à rendre les événements de cette époque vivants et engageants.
En lisant cette biographie, vous découvrirez comment Marx Dormoy, malgré les obstacles, est parvenu à se hisser aux plus hautes sphères de la politique française. Son combat contre le fascisme et son engagement en faveur des valeurs républicaines sont détaillés avec soin, renforçant son image de défenseur acharné de la démocratie en France.
Le talent d'André Touret réside dans sa capacité à humaniser le personnage de Dormoy. Il ne s'agit pas seulement d'une suite de faits historiques, mais d'un véritable voyage à travers les valeurs, les convictions et les dilemmes moraux d'un homme d'État. Ce livre offre une immersion profonde et émotive dans la vie de Dormoy.
L'ouvrage aborde également les relations de Dormoy avec les autres figures politiques de son temps. Ses alliances, ses rivalités et ses amitiés sont explorées de manière détaillée, dévoilant l'aspect stratégique et personnel de la politique de l'époque. Chaque chapitre offre une nouvelle perspective sur ses interactions complexes et souvent conflictuelles.
Un des aspects les plus touchants de cette biographie est la passion indéfectible de Dormoy pour la justice sociale. Figueras démontre comment cet engagement a marqué sa carrière et influencé ses décisions politiques. Ce livre devient ainsi un hommage vibrant à un homme profondément attaché à ses idéaux.
La plume d'André Touret est à la fois analytique et poétique, offrant au lecteur une expérience littéraire et intellectuelle enrichissante. C'est un livre qui interroge et pousse à la réflexion sur les valeurs démocratiques si chères à Dormoy. Prenez le temps de savourez chaque page de ce récit magistral.
Pour tout amateur d'histoire politique et de biographies inspirantes, ce livre est un incontournable. En plus d'éclairer le lecteur sur une époque et un personnage essentiels, il offre une réflexion profonde sur l'impact des convictions politiques dans notre société actuelle. Ne manquez pas cette œuvre précieuse d'André Touret.
4e de couverture
Marx Dormoy (1888-1941) fut le maire exemplaire d'une ville industrielle, pratiquant une politique sociale et sanitaire d'avant-garde. Il eut également un destin national, d'abord sous-secrétaire d'État à la présidence du conseil du ministère Blum, puis ministre de l'Intérieur après le suicide de Salengro. Avec lui, le Front Populaire et les accords de Matignon de 1936, la lettre contre la Cagoule, le refus des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, font partie de notre histoire nationale. Homme de conviction, de courage et d'une rare clairvoyance, il s'opposa aux régimes totalitaires et comme Léon Blum avec qui il se lia d'une solide amitié, il ne désespéra pas de la victoire des Alliés. Mais au bout du chemin, un crime abominable, aujourd'hui en partie élucidé, fit de lui un martyr.
EXTRAIT
MARX DORMOY ET LE PROBLÈME ALLEMAND
À plusieurs reprises, et notamment dans « Combat social », Marx Dormoy a pris position sur l'Allemagne.
Militant, il avait condamné le traité de Versailles imposant au peuple allemand des conditions telles qu'elles conduiraient un jour ou l'autre à la revanche. Mais il reste fondamentalement opposé au militarisme allemand et reproche même aux alliés d'avoir maintenu une armée allemande afin d'étouffer d'éventuelles révolutions intérieures. Il condamne l'action de Noske, ministre de la Reichswehr, social démocrate, qui avec l'appui des corps francs, avait écrasé la révolution spartakiste en janvier 1919.
Mais parallèlement, il voudrait encourager la jeune démocratie allemande : « Pour éviter tout retour de restauration monarchique, donc assurer la paix du monde, il fallait, à la conclusion de l'armistice, limiter l'armée de l'Allemagne à la seule force de police strictement nécessaire, il fallait profiter de la tâche de réorganisation du nouveau gouvernement et non pas suspecter ses intentions et son loyalisme à l'égard des alliés. Il fallait enfin faire confiance au peuple allemand par l'application de mesures à la fois habiles et généreuses. Au lieu de cela, on a multiplié les vexations. On est parvenu ainsi à discréditer la jeune république dans l'esprit populaire », écrivait-il en mars 1920 dans le «Combat social » après la tentative de putsch de Kapp à Berlin. Il confirme son antimilitarisme en concluant : « La France ne connaîtra de sécurité totale que lorsque l'Allemagne sera complétement désarmée ».